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Un été bien chargé

De bonnes nouvelles me sont parvenues d’Arles ce matin, puisque m’a été communiqué mon programme pour l’été. L’occasion de se cultiver. J’assisterai donc les maîtres de stage suivants : – du 8 au 13 juillet : A.R. Minkkinen – du 15 au 20 juillet : H. Van Meene – du 23 au 27 juillet : Darcy Padilla – du 6 au 10 août : Christopher Morris – du 12 au 17 août : L. Leblanc

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A.R. Minkkinen Arno Rafael Minkkinen, c’est une référence dans le monde de l’autoportrait. Né à Helsinki et émigré très tôt aux Etats-Unis, il anime cette année en Arles un workshop nommé “L’émergence d’un regard”, et le workshop colle bien à l’artiste. On peut avoir une mauvaise image de l’autoportrait – c’est mon cas. Mais consulter les portfolios – j’insiste sur le pluriel – est une vraie plongée dans le regard de cet auteur, un regard si particulier qu’il utilise pour se viser lui-même, mais aussi sa femme et son fils. “Il s’agira de dépasser la réussite d’une image pour s’engager dans la construction d’une série cohérente, où les photographies interagissent entre-elles.”

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H. Van Meene J’assisterai Hellen Van Meene, photographe néerlandaise, dans son stage intitulé “Au-delà du portrait”. Là, je dois dire que j’appréhende. “Il sera alors question de distance, de rapport à l’autre, d’engagement mais aussi très largement d’influences et de références à prendre en compte, à rechercher ou à écarter. Au fur et à mesure des prises de vue et des séances de sélection, il s’agira également d’interroger plus largement son propre rapport à la photographie et d’affiner alors sa vision personelle.” Ca me donnera au moins une bonne excuse pour me frotter au portrait.

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Darcy Padilla Je n’ai pas grand chose à dire de plus à propos de Darcy, avec qui j’ai gardé contact depuis l’an passé. Venir à la photo en partie grâce à quelqu’un, puis se retrouver à travailler pour cette personne quelques années plus tard… “Il sera alors question de composition photographique, de distance et de langage. Un travail qui accordera également une place importante à la sélection des images et leur mise en séquence, permettant d’aboutir ainsi à une narration personnelle.” Sautez sur son Julie Project si vous avez le coeur bien accroché, mais ne loupez pas le reste de son travail, trop peu connu.

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Christopher Morris Bien content d’approcher un grand nom du photoreportage, je vais me frotter à ce photographe de l’agence VII (qui compte quand même Ed Kashi, Gary Knight, John Stanmeyer, Lynsey Addario, Ron Haviv, et anciennement James Nachwtey). Au menu du bonhomme, de la guerre (avec Nachtwey), du reportage politique (suivi des Bush et Obama) et un peu de mode, le tout avec beaucoup d’inspiration. “Les thèmes choisis pourront être très divers, ancrés sur le territoire ou plus universels. Ainsi, quels que soient les lieux, les personnes présentes, l’action ou même le non-événement, la démarche consistera à privilégier l’angle d’approche, l’expression d’une vision qui se différenciera d’un traitement simple et attendu. Il s’agira de faire converger sensibilité personnelle, enjeux du sujet et choix techniques et esthétiques pour parvenir alors à une série pertinente reflétant le chemin visuel emprunté par chacun.”

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Laurence Leblanc Du flou, de l’onirique. “Il s’agira alors de ne pas rester à la surface des choses, mais au contraire de confronter ses choix, ses envies, sa vision, à ce qui nous entoure, à ce qui est donné à voir pour tendre vers une cohérence esthétique, de sens, et affirmer ainsi sa propre écriture.” Moins ma tasse de thé, dans le style.