Blog - BS Data, hackery, stories

Stage à Phaestos Presse : jour 5

Vendredi, cinquième jour de stage à Phaestos.

Quatre fois ne sont pas coutume, il a fallu se lever tôt ce matin pour produire ce fameux sujet sur la récolte des figues. La raison ? D’une part, profiter de la fraîcheur matinale pour cueillir les cueilleurs à l’oeuvre. D’autre part, avoir rendu la minute trente montée et prête à être diffusée avant 13h, pour le JT de TF1.

-

Et ça y est, j’ai troqué mon lourd pied pour une caméra. J’essaie de tourner, de prendre quelques photos, et de filer un coup de main partout où je peux.

Tourner une vidéo est un bien drôle d’exercice quand on est photographe. Imaginez. Quand je suis photographe, j’ai l’oeil alerte et je cherche à déclencher au meilleur moment, celui que notre maître surnommait l’instant décisif. Quand je suis caméraman, je dois chercher à anticiper cet instant pour filmer avant et après cet instant. Quand je suis photographe, je dois être stable et calé pendant un temps allant du 1/4s au 1/8000s. Quand je suis caméraman, je dois être stable et calé pendant un temps considérablement plus long.

Raisonner en terme de mouvement n’est pas facile. La réflexion “plan large / plan serré / gros plan” est commune au reportage photo et vidéo. J’ai eu du mal à l’appliquer toutefois, ne tournant qu’une séquence par plan. Peut mieux faire. Enfin, c’est l’apanage de la commande : il faut y répondre. Plus question de shooter ce qui ma plaît ou me parle. Il s’agit de tourner plans et séquences dans une optique précise, dans l’objectif d’avoir tout ce qu’il faut au moment du montage.

Enfin, je suis bien entouré, et la perspective de cadrer pour passer au JT était très excitante. Démarrer la vidéo par des commandes de télévision et aux côtés de professionnels me plait beaucoup. Pas de formation sinon l’expérimentation, le feeling, et toujours le verdict impitoyable de la corbeille qui tombe comme un couperet.

Voyez plutôt le résultat final :

-

FUJI X10

Après avoir trop mangé de figues et tourné quelques images, j’ai quand même essayé de faire quelques photos. Toutefois, je suis un peu déçu : Le mode n&b, s’il est indéniablement pratique, n’a pas su tirer son épingle du jeu de cette lumière basse et très puissante. Il en résulte de gris un peu aplatis. J’ignore si enregistrer en couleur aurait facilité le travail.

Par contre, le viseur est vraiment agréable à utiliser. Il est clair et contrasté, mais manque un peu de dégagement mais surtout d’une confirmation de mise au point. C’est le charme des viseurs optiques hérités des télémétriques me direz-vous, oui mais dans mon viseur de Leica, je sais où est mon point. Seule la petite diode verte astucieusement placée pour être visible sans y prêter attention, sur le côté du viseur, confirme que l’appareil a fait le point.